Village
Ceutí est une commune de la Région de Murcie, dans la comarque naturelle de la Vega Media del Segura, comptant environ 13 000 habitants. Son nom vient de l'époque musulmane, de Çepti, mot qui se traduit par « de Ceuta » et qui ferait allusion à l'origine des premiers habitants de l'alquería située là où se trouve aujourd'hui le vieux quartier. Le territoire, au relief doux, est limitrophe d'Archena, Lorquí, Alguazas et Villanueva del Río Segura. La commune connut entre 1925 et 1965 un essor de l'industrie de la conserve, dont subsistent encore sept cheminées de brique emblématiques. Le climat est semi-aride froid, avec des hivers doux et des étés chauds et secs, et des précipitations annuelles rares, inférieures à 300 mm.
Monument
Monument le plus représentatif de Ceutí, dont la construction commença le 28 février 1956 après que le temple précédent fut tombé en ruine. Il possède une tour de 32 mètres et conserve des sculptures comme celle de saint Roch et un Christ Gisant réalisé dans l'école de Francisco Salzillo.
Monument
Les vestiges de la muraille arabe de Ceutí (Vega Media du Segura, Murcie) sont conservés près de la Plaza Vieja et de l'église paroissiale, et témoignent de l'origine andalouse du centre urbain. À l'époque musulmane existait dans cet environnement un hameau appelé Benahabiai de Çepti, établi sur une colline près du fleuve Segura, dans le lieu-dit connu aujourd'hui sous le nom d'El Alto, germe de la population actuelle.
Monument
Noria traditionnelle située dans la pedanía de Los Torraos, qui date de 1789 et fut remaniée à plusieurs reprises au cours de son histoire pour l'irrigation de la huerta environnante.
Activité
Fêtes patronales de Ceutí qui comprennent la traditionnelle « Bajá de San Roque », des spectacles taurins, des bals, des jeux d'eau, des concours de tir à l'arc, des courses cyclistes et des feux d'artifice.
Monument
L'ermitage de San Roque, à Ceutí (Murcie), présente une architecture remarquable, avec une coupole rouge et blanche, et a été restauré pour un investissement de plus de 75 000 euros; il conserve un retable emblématique d'Antonio Campillo. San Roque est le patron de Ceutí depuis que, après une épidémie de peste en 1648, le village fit vœu perpétuel de professer, défendre et observer sa fête, engagement pris le 30 mai de cette année-là.
Monument
Musée installé dans une ancienne conserverie de Ceutí, lié au patrimoine industriel local, qui conserve l'histoire et les traditions de la commune. Il est également connu sous le nom de Musée de la Conserve Végétale et des Coutumes, et réunit des témoignages de la vie quotidienne de ses habitants, de ses fêtes populaires et d'autres divertissements, avec une attention particulière à l'essor qu'a connu par le passé l'industrie locale de la conserve.
Activité
La Bajada de San Roque est la principale fête de Ceutí, dans la Vega Media du Segura. Elle se célèbre dans la nuit du 7 août, lorsque l'image du saint parcourt plus d'un kilomètre depuis son ermitage jusqu'à l'église paroissiale de Santa María Magdalena, accompagnée par des membres de la Peña de San Roque, des autorités locales, des dames, des fanfares et de nombreux habitants de Ceutí qui dansent derrière lui en portant des mouchoirs rouges et des branches de romarin. La dévotion remonte à 1648, lorsque, après une épidémie de peste, le village fit vœu perpétuel de célébrer sa fête. La tradition veut que le saint porte du basilic, que les membres de la peña distribuent aux assistants, et que son entrée dans la vieille ville soit annoncée par une chaîne de pétards qui parcourt la rue Don Eloy.
Monument
Ermitage du quartier de Los Torraos, à Ceutí, construit en 1961 et dédié à saint Joseph Travailleur et à sainte Marie-Madeleine (et non seulement à « Santa María », comme le simplifie le titre de cette fiche). Restauré en 2006, il reçut un nouveau retable et une image de la patronne, œuvre du sculpteur García Mengual, ainsi que quinze huiles du peintre Saura Mira.
Monument
Le Centre d'Art Contemporain La Conservera occupe, à Ceutí, une ancienne conserverie réhabilitée par l'architecte Fernando de Retes, qui a conservé l'empreinte industrielle du bâtiment dans un projet minimaliste et réversible. Ouvert depuis le 16 mai 2009, il dispose de quatre salles d'exposition totalisant 4800 mètres carrés de surface d'exposition. Sa programmation s'organise en cycles de quatre expositions simultanées de production propre, avec des artistes de différentes générations, surtout des années soixante et soixante-dix, à rayonnement international, dans des disciplines telles que la peinture, la sculpture ou la photographie. Le site conserve également des sculptures et des fresques en plein air.
Monument
Le musée Antonio Campillo, à Ceutí (Región de Murcia), est consacré principalement au sculpteur murcien Antonio Campillo Párraga et présente des sculptures et des dessins offerts par l'artiste lui-même : 68 sculptures et une quarantaine de dessins qui retracent son parcours. Il occupe une demeure seigneuriale du XIXe siècle à façade moderniste que la mairie a acquise à la fin des années 1990 pour y installer le musée ethnographique de la ville, et qui est devenue la maison-musée du sculpteur en 2003, lorsque celui-ci a cédé une partie de son œuvre. Réparti sur trois étages, il réunit au rez-de-chaussée un aperçu de sa vie et de ses œuvres religieuses, au premier étage des pièces en bronze et en terre cuite centrées sur la figure de la femme, et au deuxième étage une série de sculptures de femmes à bicyclette et à cheval.
Repère historique
En 1433, les héritiers de Pedro Sánchez de Claramunt divisèrent et vendirent leurs parts de la seigneurie de Ceutí à Gonzalo Fajardo et à Sancho Dávalos, qui se partagèrent vassaux, revenus et nominations sur un même territoire. Cette double juridiction se prolongea jusqu'à la suppression des droits seigneuriaux au milieu du XIXe siècle.
Repère historique
Le 17 juillet 1873, un groupe de cantonalistes mené par Pedro Vera Hernández prit la mairie et proclama l'adhésion de Ceutí au Canton murcien. La situation se maintint jusqu'au 13 août, quand la force armée rétablit la municipalité précédente.
Gastronomie
Pâte de farine, d'eau, d'huile d'olive, de sel et de têtes d'ail travaillée à la poêle jusqu'à ce qu'elle se détache en grosses miettes. On la mange pendant les mois froids accompagnée de longaniza, de raisin ou de grenade, et c'est la préparation la plus répétée dans les repas des champs de la commune.