Village
Tarazona, l'antique Turiaso, est le chef-lieu de la comarque de Tarazona y el Moncayo, dans la province de Saragosse, siège épiscopal du diocèse de Tarazona depuis au moins l'an 449. Située dans la vallée moyenne du fleuve Queiles, en territoire frontalier entre la Castille, la Navarre et l'Aragon, elle fut au Moyen Âge un lieu de référence commercial, diplomatique et religieux, théâtre de mariages royaux, de pactes et de Cortes. Sa fondation préromaine et son siège épiscopal précoce ont façonné un centre historique monumental, où cohabitèrent des communautés chrétiennes, juives et musulmanes. Les quartiers hauts de San Miguel, La Almehora et El Cinto conservent la trame médiévale ceinte par la muraille. Chef-lieu de la comarque, avec sa cathédrale et son centre historique, elle est célèbre pour la fête du Cipotegato.
Monument
Cathédrale Santa María de la Huerta de Tarazona (Saragosse), dont la construction commença au XIIe siècle et qui fut consacrée en 1232. Elle combine les styles gothique, mudéjar, Renaissance et baroque, et est l'une des rares cathédrales mudéjares d'Espagne. Le cloître, de plan quadrangulaire, fut élevé en brique et plâtre dans le style mudéjar au XVIe siècle, et le cimborio fut l'œuvre de Juan Lucas Botero entre 1543 et 1545. Déclarée Monumento Histórico Artístico (ancienne catégorie de protection du patrimoine) en 1931 et aujourd'hui Bien de Interés Cultural (le plus haut niveau de protection du patrimoine en Espagne), elle resta fermée au culte à partir de 1985 en raison de graves problèmes structurels, jusqu'à sa réouverture le 20 avril 2011.
Monument
Vestiges des murailles médiévales de Tarazona, la Turiaso romaine qui frappa sa propre monnaie au Ier siècle av. J.-C. ; la ville fut reconquise par Alphonse Ier le Batailleur en 1119, peu après la prise de Saragosse, restant une place clé au triple point de rencontre entre l'Aragon, la Castille et la Navarre.
Monument
L'église Santa María Magdalena, ancienne cathédrale turiasonaise et aujourd'hui temple paroissial, s'élève dans le quartier du Cinto, dans la partie haute de Tarazona, à côté du Palais épiscopal, et c'est l'un des monuments les plus anciens de la ville. Sa construction débuta à la fin du XIIe siècle, époque dont subsistent les trois absides romanes en pierre de taille et la base de la tour ; le corps de nefs d'origine fut remplacé à la fin du XVe siècle par un autre de style gothique en brique, à trois nefs avec charpentes mudéjares, et la tour fut ensuite surélevée à deux reprises, dans les styles mudéjar et maniériste. Elle est le siège de la Cofradía del Santísimo Cristo del Consuelo y Santa María Magdalena, qui porte en procession un Christ crucifié du XVIIe siècle et une statue de la Madeleine de la fin du XVIe siècle.
Activité
Fêtes de Tarazona en l'honneur de San Atilano, avec la célèbre tradition du Cipotegato, personnage vêtu en bouffon qui court dans les rues sous un bombardement de tomates.
Monument
Ancien quartier juif de Tarazona, l'un des mieux conservés d'Aragon, avec ses maisons suspendues au-dessus du Queiles.
Monument
Arène de forme octogonale située à Tarazona (Saragosse), construite entre 1790 et 1792 sur l'ancien pré de la ville et inaugurée le jour de San Atilano, patron de Tarazona, en 1792. Elle est formée d'un ensemble de 32 logements en rez-de-chaussée et trois étages, avec une cour intérieure où se tenaient les corridas, visibles depuis les balcons loués, et de grands arcs intérieurs sur piliers à pans coupés qui restèrent murés pendant des années par les logements eux-mêmes. En 1870, les corridas furent transférées vers une nouvelle arène et celle-ci devint logements et marché ; après une restauration complète en 1998, les arcs redevinrent visibles. Depuis 2001, elle est Bien de Interés Cultural (le plus haut niveau de protection du patrimoine en Espagne) et fait partie de l'Unión de Plazas de Toros Históricas de España.
Monument
Le palais épiscopal de Tarazona (Saragosse), résidence de l'évêque du diocèse de Tarazona et Bien de Interés Cultural (le plus haut niveau de protection du patrimoine en Espagne) depuis 2020, occupe le terrain d'une ancienne zuda musulmane qui devint ensuite résidence des rois d'Aragon. Acheté en 1386 par l'évêque Pérez Calvillo après la destruction des anciennes maisons épiscopales, il fut profondément transformé jusqu'à l'épiscopat de González de Munébrega, entre 1547 et 1567. En 1591, Philippe II y réunit les Cortès d'Aragon à la suite des Troubles d'Aragon. Construit sur la roche de conglomérats du centre historique, il présente sur sa façade donnant sur le fleuve Queiles six grands arcs de brique. À l'intérieur se distingue la coupole de l'escalier d'honneur, œuvre de Pietro Morone, décorée de portraits de Charles Ier, du prince Philippe et de González de Munébrega lui-même, ainsi que le salon des Évêques, couvert d'un plafond à caissons mudéjar du XVe siècle.
Nature
Tronçon du fleuve Queiles à son passage à Tarazona, sous les maisons suspendues du quartier juif. À cet endroit, le fleuve forme des escarpements notables dans les conglomérats sur lesquels repose la ville, et en aval de la localité, son lit s'élargit, mis à profit pour l'irrigation des jardins environnants. Dans le centre urbain même, à la source de l'Ojo de San Juan, naît l'eau qui alimente le canal d'irrigation de Selcos, l'un de ceux qui irriguent la plaine de Tarazona.
Monument
Ermitage du terme de Tarazona, ville qui fut municipe romain sous le nom de Turiaso dès le Ier siècle avant Jésus-Christ et qu'Alfonso Ier le Batailleur reconquit en 1119. En 1170, elle accueillit dans l'église de San Miguel le mariage d'Alphonse VIII de Castille avec Aliénor Plantagenêt.
Monument
Le centre historique de Tarazona, déclaré ensemble historico-artistique en 1965, s'étend le long du río Queiles, que surplombent ses maisons suspendues caractéristiques. Son noyau le plus ancien est le quartier d'El Cinto, ancienne enceinte fortifiée où se concentrent la cathédrale et une bonne partie des édifices religieux de la ville ; à côté se trouve la Judería, ancien quartier juif qui a fini par se fondre dans la population chrétienne. Dans ses rues étroites et pavées, aux arcs en plein cintre, à la brique, aux tuiles arabes et à la ferronnerie, se reconnaît l'architecture traditionnelle aragonaise, visible dans des édifices comme le palais des comtes de Visconti. Le poète Gustavo Adolfo Bécquer surnomma Tarazona « le petit Tolède aragonais » après avoir parcouru ses rues.
Monument
La Fuente de los Ocho Caños se trouve à Tarazona, ville où Philippe II convoqua les Cortès en 1592 à la suite des troubles aragonais autour d'Antonio Pérez, utilisés pour rogner les fors du royaume et limiter le pouvoir du Justicia d'Aragon.
Activité
Les fêtes d'hiver de Tarazona se célèbrent dans la ville où Philippe II convoqua les Cortès en 1592 pour rogner les fors aragonais, et dont les environs produisent une huile d'olive vierge extra de l'appellation d'origine protégée Sierra del Moncayo.
Repère historique
La ville romaine de Turiaso atteignit le rang de municipe avec droit de cité au Ier siècle av. J.-C. et frappa sa propre monnaie. Sous le centre ancien de Tarazona sont apparus des restes de ses thermes, de ses rues et de ses habitations, ainsi que du matériel épigraphique.
Repère historique
Alphonse Ier le Batailleur prit Tarazona en 1119, peu après la conquête de Saragosse, et restaura le siège épiscopal documenté dès l'an 449. La ville resta une place clé sur la triple limite entre l'Aragon, la Castille et la Navarre.
Repère historique
En 1170 fut célébré dans l'église San Miguel de Tarazona le mariage d'Alphonse VIII de Castille avec Aliénor Plantagenêt, fille d'Henri II d'Angleterre. Sept ans plus tard la ville accueillit la réunion de trois rois chrétiens de la péninsule.
Repère historique
Après les troubles de 1591 autour d'Antonio Pérez, Philippe II convoqua des Cortes à Tarazona en 1592 et les utilisa pour rogner les fors aragonais et limiter le Justicia d'Aragon, dont la charge devint de nomination et de révocation royales.
Gastronomie
L'Aceite Sierra del Moncayo est une appellation d'origine protégée créée en 2010, dont le siège du Conseil régulateur se trouve à Magallón, qui protège les huiles d'olive vierge extra produites dans les comarques de Tarazona et Moncayo et de Campo de Borja, à l'ouest de la province de Saragosse. La zone regroupe plus de 2 500 hectares d'oliveraies répartis dans 35 communes et environ 2 500 petits oléiculteurs, avec une production annuelle moyenne supérieure à quatre millions de kilos d'olives. Les variétés principales sont l'empeltre et l'arbequina, avec une présence minoritaire de negral, royal et verdial, cultivées dans des oliveraies d'altitude et de climat froid propres à cette zone frontière entre la Meseta et la vallée de l'Èbre.