Village
A Caniza est une ville de la province de Pontevedra, chef-lieu de la comarque de Paradanta, enserrée entre la sierra do Faro de Avión —où l'on atteint les 1 095 mètres de l'Alto de la Cruz— et la vallée de la rivière Deva, qui la traverse du nord au sud. À ses pieds se trouve le sanctuaire de Santa María da Franqueira, dont l'origine pourrait remonter à un ermitage du VIe siècle et qui reçut en 1293 son église actuelle des mains de l'ordre de Cîteaux ; le monastère jouit de privilèges royaux depuis 1056, quand Ferdinand Ier le plaça sous la protection des moines bénédictins. La commune conserve en outre des vestiges mégalithiques et des castros de l'âge du fer, comme ceux de Graces ou de Coto das Cavadas, et sur ses versants le jambon séché reste le produit le plus reconnu. Elle compte aujourd'hui environ 5 000 habitants.
Monument
Monastère documenté depuis une donation de Ferdinand Ier à l'abbé Alvito en 1063 et rattaché à l'ordre de Cîteaux vers 1293, après avoir été édifié par les seigneurs de Sobroso au XIIIe siècle pour l'ordre des Bernardins; de l'ancien monastère ne subsiste que l'église paroissiale. Son église, commencée en 1343 selon l'inscription du linteau lui-même, est de style roman tardif avec des éléments gothiques et montre au tympan l'Adoration des Rois Mages. Le lieu, situé au pied du mont de Paradanta, abrite le populaire pèlerinage de la Franqueira, qui, selon la légende, s'installa là parce que les bœufs qui transportaient l'image de la Vierge s'arrêtèrent pour boire à la source du monastère.
Nature
Castro celte qui figure au catalogue municipal des biens patrimoniaux, encore non réhabilité ; il accompagne d'autres villages fortifiés du concello comme ceux de Grades, Coto do Castro, Coto das Cavadas et Barreiros.
Monument
Pont de facture romane au lieu-dit Pintelos, paroisse de Valeixe, l'un des trois passages historiques catalogués du concello avec ceux d'Achas et de Noceifas, sur les vieux chemins qui descendaient vers le Miño.
Monument
Maison seigneuriale située à Parada de Achas, l'une des trois du concello recensées au catalogue patrimonial municipal avec le pazo de Cucuruxo et celui des Araújo, tous deux dans la paroisse de Valeixe.
Nature
Avec 1 095 mètres, c'est la plus grande hauteur du concello, à l'extrémité de la Serra do Faro de Avión ; de ces sommets naissent les rivières Uma, Ribadil et Deva, dans une zone de transition entre le climat océanique et le méditerranéen.
Curiosité
Les armoiries municipales approuvées en 2007 montrent un chêne sur champ de sinople avec neuf glands de gueules, une image qui renvoie aux chênaies qui couvrent ces versants et à l'identité forestière du concello.
Activité
Célébrée chaque 15 août depuis 1966 dans la carballeira do Cacharado, elle commence par un défilé de chars du pays et de jeunes gens vêtus à la galicienne portant des plateaux de jambon ; elle est déclarée d'Intérêt Touristique de Galice.
Activité
Pèlerinage de printemps de la Virxe da Franqueira, au sanctuaire marial de la paroisse de A Caniza, qui se célèbre le lundi de Pentecôte et rassemble des pèlerins des comarques du Condado et d'A Paradanta ainsi que de la frontière portugaise voisine. La dévotion à celle-ci, l'une des images mariales les plus anciennes de Galice, remonte au VIe siècle: selon la légende, la Vierge apparut parmi les rochers du Coto da Vella, et l'endroit où s'arrêta le char à bœufs qui la transportait, guidé les yeux bandés, marqua l'emplacement du sanctuaire. La première référence sûre du monastère date de 1063, quand le roi Ferdinand Ier fit une donation à son abbé; de l'édifice médiéval, du XIVe siècle, seule subsiste l'église, avec un remarquable portail gothico-roman de 1343.
Nature
Village fortifié de l'âge du Fer, l'un des quatre castros catalogués dans la commune avec ceux de Coto do Castro, Coto das Cavadas et Barreiros, sur des terres qu'habitèrent les Grovii avant la romanisation.
Curiosité
La commune conserve des gravures et des stations mégalithiques réparties dans ses monts, comme Laxiña das Cruces, le Coto da Regueira do Valiño, as Casiñas dos Mouros ou la Tomada de Estremadoiro, avec tumulus et roches gravées.
Curiosité
Le nom renvoie aux canizos, cabanes de roseaux entrelacés et couvertes qu'élevèrent les habitants de Valeixe ; la forme castillanisée résista jusqu'à ce qu'en 2026 le nomenclateur officiel rétablisse la galicienne A Caniza.
Repère historique
La première mention écrite de la paroisse est la donation que le roi Ferdinand Ier fit en 1063 à l'abbé Alvito et aux frères qui habitaient le monastère, point de départ documentaire de l'histoire du concello.
Repère historique
Le Catastro de Ensenada, établi entre 1749 et 1756, dépeint A Franqueira, à A Caniza, comme un hameau très vivant : hôtellerie monacale, apothicairerie, quatre auberges, un tailleur, des maréchaux-ferrants, huit muletiers de vin du Ribeiro et même deux marchands de toiles apportées de Madrid.
Activité
Le bourg consacre son grand rendez-vous gastronomique au jambon affiné dans les séchoirs de la sierra, coupé au couteau et servi avec du pain de maïs et du vin du Condado ; c'est l'une des fêtes du cochon les plus anciennes de Galice.
Repère historique
Le quartier né des cañizas, huttes de branchages entrelacés élevées par des habitants de Valeixe, était annexe ecclésiastique de l'évêché de Tui depuis 1790 et gagna par jugement sa pleine indépendance paroissiale ; en 1820 il aurait déjà son propre maire.
Curiosité
Puits à neige lié au monastère d'A Franqueira : on y pressait et gardait la neige tombée en hiver, qui servait ensuite à conserver les aliments et à fournir la comarca en glace avant l'existence de la réfrigération.
Curiosité
Source ferrugineuse sur le versant du mont Pedroso, à un kilomètre de la ville, autour de laquelle grandit une station thermale qui vécut sa splendeur entre la fin du XIXe siècle et la troisième décennie du XXe, en plein essor du thermalisme galicien.